ENLÈVEMENT (2)

 

J’avais 10 ans et malgré ces années de guerre, d’angoisses, de mauvaises nouvelles, j’allais  à l’école, je voyais mes cousins et cousines en semaine ou le dimanche. J’ai même pu  fêter  mon anniversaire en janvier. Maman nous avait préparé des beignets, des gâteaux et du chocolat chaud. Une fois rassasiés nous avons fait des jeux d’extérieur. L’hiver n’était pas aussi froid qu’en France. En Algérie, nous n’avions pas besoin de chauffage ni de grosses vestes. Nous sortions en pull ou en gilet tricoté mains, c’était la passion de maman. J’ai mis mon premier manteau et des bottes,  en arrivant en France.J’ai vraiment souffert du froid le premier hiver.

Un matin d’avril, alors que je dormais paisiblement, je fus réveillée par les pleurs et les cris de ma mère. « Pierre, mon frère ! Pierre, où es-tu ? Seigneur où est mon frère « ? Ces mots étranglés entre les sanglots étaient terrifiants ! Que se passait-il ? J’ouvris les yeux et vis maman sortant des vêtements de la commode et de l’armoire pour remplir un sac.  Maman, ma petite petite maman, toi qui a déjà tant souffert ! Que nous arrive t-il ? Quel drame!

Un ami de la famille était venu du village voisin, avertir ma mère de l’enlèvement de son frère (42 ans). La veille, alors qu’il sortait de son travail, en voiture, 2 véhicules, un de chaque côté de la chaussée, lui ont barré la route. Il y a eu une collision et mon oncle blessé, a été emporté, captif. Il était marié et père de 4 enfants. Ma mère est allée rejoindre ma tante pour l’épauler et l’aider. Quel immense épreuve! Le danger nous guettait tous, partout.

À partir de ce jour, beaucoup de choses ont changé dans mon quotidien. Ma mère se rendait chez ma tante tous les matins, amenant avec elle ma petite soeur qui avait 4 ans. Je restais seule à la maison. Mon père travaillait et me prenait souvent avec lui. Il partageait beaucoup d’activités avec moi. Il faisait tout pour me distraire. C’est à cette période qu’il m’ appris le plus de choses comme conduire de gros engins ou diriger une calèche et son cheval.

Ma mère me manquait beaucoup. Un jour en son absence j’ai demandé à mon père de me conduire chez le coiffeur. Je ne sais pas pourquoi ce jour-là j’ai fait couper mes longs cheveux blonds.  Peut-être qu’inconsciemment je voulais montrer  à ma mère que j’étais là, qu’elle me remarque, je ne sais toujours pas…Mon père me trouvait belle et était fier de moi.

Les jours et les semaines passaient et je lisais le désespoir dans les yeux de maman. Etait-il vivant, prisonnier, souffrait-il, pensait-il à nous ? Mon tonton, cet homme qui aimait tant la vie. Il était le bon vivant de la famille. Le travail, les copains, la bonne bouffe, les femmes, la fête, il vivait à cent à l’heure. Chez lui la maison était toujours pleine. Il a été le premier de la famille à avoir un téléviseur. Il avait la plus belle voiture et la plus jolie maison. Il avait tout réussi, et brusquement tout s’est arrêté.

Ma tante a tout fait pour le retrouver ou avoir un indice, une trace mais rien, rien. Pendant que maman s’occupait des enfants, elle parcourait des endroits dangereux pour essayer de le récupérer. Elle n’avait peur de rien et prenait de grands risques. Elle partait seule en voiture, dans les petites routes de montagne. Elle était courageuse, elle voulait négocier sa libération, persuadée qu’il était vivant.

Les mois ont passé laissant toute la famille épuisée et désespérée. C’est seulement 7 mois après l’enlèvement qu’elle a eu une information. D’après la personne qui très discrètement lui a donné l’info, un papier glissé sous la porte, mon oncle était enterré à un endroit précis. Accompagnée par l’armée, elle s’est rendue sur les lieux. Il a fallu creuser pour vérifier si cela était vrai, ça l’était. Il a fallu que ma tante l’identifie. Il ne restait que le squelette. La dentition était la sienne, il portait aussi son alliance en or. J’ai su que ma tante s’est évanouie car au moment de sortir le corps, la tête est tombée.  Cet évènement nous a tous traumatisés.

Pendant plus de 12 ans je rêvais régulièrement que mon oncle revenait, je l’aimais tellement.  Ces cauchemars ont cessé le jour où j’ai épousé un jeune homme qui portait le même prénom, coïncidence ? Ma mère a eu beaucoup de mal à se remettre de ce deuil.

D’après l’informateur, mon oncle a été torturé mais il devait être relâché. Malheureusement cela n’a pas été possible car son état physique s’était dégradé. Il a été « achevé. »

Je n’ai ni rancoeur ni haine. Mes parents m’ont enseigné l’amour et le pardon. Ils m’ont surtout donné l’exemple, je leur suis reconnaissante.

ENLÈVEMENT (1)

Je ne peux me résoudre à laisser mes souvenirs d’enfance de côté. J’ai besoin de vous raconter mon vécu. C’est bizarre mais un souvenir écrit en fait remonter un autre. C’est comme si je retrouvais à chaque fois une  pièce du puzzle de ma vie et que je la place au bon endroit.

Ce sont des histoires tristes,  mais malgré ça j’étais une enfant heureuse car j’avais l’essentiel, l’amour de mes parents. Lorsque vous êtes aimée, tout peut s’écrouler autour de vous, cette force c’est  la colonne vertébrale de votre mental.

Ma mère, orpheline depuis l’âge de 23 ans, avait une grande famille (oncles tantes cousins cousines). Son père était  d’une fratrie de 12 enfants.

Certains cousins et cousines à ma mère étaient plus jeunes que moi. Je les connaissais presque tous.

Un jour,  nous nous sommes rendus chez l’oncle Michel et la tante Louise car un drame horrible venait de les frapper. Ils avaient une fille aînée, Françoise,  2 garçons, Manuel et Abel, puis les jumelles, Juliette et Suzanne. elles devaient avoir 2 ou 3 ans de plus que moi.

Françoise était mariée, elle avait 25 ans et était enceinte de 5 mois. Ses parents étaient fiers d’elle et attendaient avec impatience l’arrivée de leur premier petit-enfant..

Un dimanche, alors qu’elle se rendait chez ses parents avec son époux et son beau-père, leur voiture est tombée dans une embuscade. Les rebelles ont tirés sur les pneus de la voiture pour l’immobiliser puis ont tiré à bout portant sur son mari et son beau-père. Françoise, elle, a été enlevée, enceinte de 5 mois.

Mes parents avaient assisté aux obsèques des 2 hommes.

L’oncle Michel était grand et robuste. Il était impressionnant, avec ses grands yeux et ses grandes mains. Mon coeur d’enfant a été touché en voyant cet homme costaud, brisé par ce qui lui arrivait. Il ne parlait que de sa fille et pleurait, pleurait. Sa femme, Louise, était extrêmement perturbée. Elle était aussi petite qu’il était grand, aussi agitée qu’il était abattu. On aurait dit qu’elle perdait la tête.

Était-elle en vie ? Où ? Dans quelles conditions ? Des questions sans réponses qui torturaient la famille. Est-ce que l’imaginaire dépassait la réalité ou bien le contraire ?

Les mois passaient et toujours aucune nouvelles de Françoise. Chaque visite chez ses parents était difficile tant l’ambiance était triste et oppressante. Ce dont je me souviens le plus, ce sont les larmes du grand-oncle. Il pleurait sans arrêt. C’était impressionnant pour moi. J’avais 6 ans.

Ce n’est qu’au bout de 18 mois que son corps ou ce qu’il en restait, a été trouvé dans un trou dans la montagne. On ne sait rien du bébé. A-t-elle accouché ? A-t-elle été tuée enceinte ? A-t-elle été violée, torturée ?

D’y penser encore aujourd’hui, je ressens les mêmes émotions, et les mêmes questions me reviennent.

Pour soulager les parents et changer les idées aux jumelles, je me souviens qu’elles venaient passer des vacances chez nous. Nous jouions beaucoup, chantions mais jamais nous ne parlions de leur grande soeur.

Depuis cet évènement tragique chaque fois que j’entends aux actualités que quelqu’un a été enlevé, enfant ou adulte, je sais à quel point c’est horrible à vivre pour la famille.

J’ai retrouvé les archives de cet évènement sur internet ce qui m’a permis d’en connaître la date exacte.

UN PEU PLUS DE MOI

Jusqu’à ce jour, je n’ai écrit que sur mon enfance et le sujet est loin d’être clos. Plus tard je parlerai de ce que je fais aujourd’hui, qui je suis, les gens que j’aime et ceux qui me touchent. Mes passions, mes convictions, mes croyances, mes engagements, vous seront racontés petit à petit, avec à l’appui une histoire de vie à chaque fois.

Ma vie est riche en relations humaines. J’aime aimer, donner, accompagner, conseiller.

Je préserverai l’anonymat des personnes qui m’ont marquées . Tout est vrai et réellement vécu.

Pourquoi ce blog ? Tout d’abord pour mes enfants. Avec eux je profite de l’instant présent, je ne veux rien rater. Je sais que la vie est fragile. S’ils me posent des questions j’y réponds mais je ne veux pas les charger des fardeaux de mon passé. J’ai une malle pleine d’écrits, feuilles volantes, cahiers, carnets, et plein de post-its. J’écris depuis toujours, des poèmes, des récits… J’ai posé beaucoup de questions à ma mère et ainsi j’ai pu mettre sur papier l’ histoire de ma famille. Cela m’a permis de compléter ma généalogie et de connaître mes racines. Je ne me suis pas encore replongée dans ces écrits. Dans les moments les plus sombres de ma vie, l’encre m’a permis de crier ce que ma voix ne pouvait pas…

Je suis maman de trois enfants que j’ai désiré et que j’aime du plus profond de mon être. Ils sont ma fierté et ma plus grande réussite. Avec le temps je me suis rendue compte que tout le reste, ascension professionnelle et biens matériels ne faisaient pas le poids par rapport aux sentiments et aux relations. Je préfère l’être que l’avoir, l’être que le paraître. Ne vous trompez pas, je suis normale, je vis dans une chouette maison, j’ai une voiture, un smartphone (lol), je vis avec mon temps. Comme dans l’article « différente » écrit précédemment, je dirai que je me sens toujours différente, mais maintenant c’est par rapport aux femmes de mon âge. Enfant je me sentais adulte, maintenant je me sens jeune. Je ne parle pas du physique mais du mental. Cela me permet de communiquer aisément avec mes enfants et mes quatre petites-filles. Quel bonheur d’être mamie ! Snapchat, Instagram, fb, whatsapp, Twitter, YouTube, je maîtrise car j’aime apprendre et je suis curieuse dans le bon sens du terme. Mais je préfère malgré tout, voir mes enfants et petits-enfants, partager des moments de bonheur, des bisous et des câlins.

Je suis passionnée de biographies. La vie des autres m’intéresse et souvent m’éblouit. Ce que j’aime par dessus tout, c’est découvrir les ressources de chacun à s’en sortir quelque soit la situation.

J’ai eu des joies, j’ai eu des peines, des réussites et des échecs. Je sais par expérience qu’il y a toujours pire que soi et je suis reconnaissante de pouvoir transmettre à mes enfants et petits-enfants les valeurs qui ont fait et qui font ma force, la foi et l’amour du prochain.

LA SÉPARATION

Il y a une chose à laquelle je n’ai jamais pu m’habituer, c’est la séparation! Et pourtant…

Traumatisée par la ou l’une des  premières, une angoisse me saisit seulement à l’idée de me séparer de ceux que j’aime… C’était début août,  j’avais 8 ans et je voulais passer une dizaine de jours  chez mon oncle et ma tante. Ils habitaient à environ 80 kilomètres de la maison. Nous étions partis en famille, quatre adultes et six enfants pour rejoindre ma famille d’accueil ( deux adultes et trois enfants) le temps des vacances.

Nous étions en pleine guerre d’Algérie. Ma surprise a été grande en arrivant chez eux.  L’immense cour où vivait mon oncle, était envahie de camions, de jeeps et de militaires. Ceux-ci étaient jeunes, même très jeunes. Toute la journée nous avons assisté à un défilé de véhicules chargés d’hommes et de matériels.

La journée en famille s’est  bien passée. Entre le repas, les jeux d’enfants et les rires d’adultes, l’heure du départ est vite arrivée. A ce moment précis, je ne me sens pas très bien. Maman me redemande « tu veux toujours rester »? Je n’ai pas voulu revenir sur ma décision tout en sentant que j’allais le regretter. Mon ventre se tortillait.

Nous nous disons au revoir, et lorsque je vois la voiture démarrer et s’éloigner je ne peux retenir mes larmes. J’aurais aimé crier « maman » mais je ne l’ai pas fait. Mes cousins ont tout fait pour me distraire et ils y sont arrivés.

Le lendemain je fais la connaissance de deux ou trois jeunes militaires venus de France que mon oncle et ma tante ont pris en affection. Je me souviens surtout de Stéphane, le chouchou de ma tante. Elle les maternait tous. Ils étaient si loin de leur famille.

Deux ou trois jours plus tard, en rentrant d’une ballade, nous montions l’escalier qui donnait accès à la maison quand soudain, des tirs de balles nous frôlèrent. J’entends encore leurs sifflements. Au même moment des détonations retentirent plus loin. Nous terminâmes notre ascension accroupis ou à quatre pattes. Heureusement pour nous, la rambarde était haute et en béton. Une fois rentrés dans la maison, nous sommes restés loin des fenêtres par peur des balles qui n’arrêtaient pas. Cette nuit-là, j’avais peur, je tremblais, je pensais à mes parents. Peut-être étaient-ils aussi en danger! Pourquoi suis-je restée ? Pourquoi mes parents m’ont-ils laissée ?

Le lendemain matin, alors que le calme était revenu, un gradé de l’armée est venu voir mon oncle et ma tante pour les informer de ce qu’il s’était passé la veille. Un de leur camion était tombé dans une embuscade. Les jeunes militaires ont été pris pour cible, et quatre sont décédés. Parmi eux se trouvait Stéphane, ce beau jeune homme de 20 ans que tous aimaient tant. Tout le monde se mit à pleurer…

Les jours passaient. Malgré l’actualité nous avons assisté à l’élection de la miss du village, autour d’une piscine. Nous allions visiter d’autres membres de la famille, des amis. Les adultes faisaient tout pour nous faire vivre normalement.

Retrouver mes parents au bout de dix jours a été une libération. C’est comme si rien ne pouvait plus m’arriver auprès d’eux. De là est née en moi la peur de la séparation.

 

Mes grands parents’

Je ne me souviens que de mon grand-père paternel puisque c’était le seul en vie lorsque je suis née.

Lui seul a pu me donner cet amour gâteau dont tous les petits-enfants sont friands.

Malheureusement, ce fut de courte durée car alors que je n’avais que trois ans et demi,  et lui soixante sept, il s’en est allé, emporté par une infection pulmonaire.

Je ne garde qu’un seul souvenir de lui, mais quel souvenir !

Nous habitions encore à la ferme. J’étais à la maison avec maman quand j’ai entendu le bruit familier qui me faisait tout oublier. C’était le cheval au galop qui ramenait « pépé » du village où il avait été faire des courses. Je me souviens d’avoir serré dans mes petites mains le grillage de la véranda et de m’en servir d’appui pour sautiller de joie en riant et criant mon bonheur. Je n’oublierai jamais mon grand-père se dirigeant vers moi. Je le cherchais du regard à travers le feuillage d’ornement. J’étais impatiente de me jeter dans ses bras. Je n’avais pas le droit de sortir sans maman. Elle s’affairait dans la cuisine, mais en voyant mon agitation elle vint me rejoindre. Pépé rentra, me souleva, me serra fort en me tendant un sachet de caramels délicieux, achetés au détail. Je garde en moi l’ image d’ un grand-père généreux et affectueux. Cette scène s’est terminée par de gros bisous et câlins. Je n’ai plus jamais ressenti cette émotion.

J’ai grandi avec le manque de grands-parents. Autour de moi, tous mes cousins et cousines avaient au moins un grand-père une grand-mère ou deux ou trois ou quatre pour les plus chanceux. Toutes les fêtes étaient l’occasion de les recevoir ou d’aller les voir. J’entendais souvent :  » c’est ma grand-mère qui m’a offert ceci », j’ai mangé chez ma grand-mère…

Je n’ai pas eu la joie de grandir avec l’amour de mes grands parents, mais aurais-je eu la force de les voir partir ?

Ma grand-mère paternelle,est décédée trois ans avant ma naissance, d’un cancer à la langue, elle avait cinquante quatre ans. Maman m’a raconté beaucoup de belles choses sur elle. C’était une femme très gentille, aimée et aimante. Elle a quitté sa terre natale, l’Espagne, après son mariage, alors qu’elle attendait son premier enfant, mon papa. Elle a suivi son mari, mon grand-père, pour s’installer en Algérie comme beaucoup d’espagnols qui fuyaient la pauvreté de l’Andalousie. Ma mamie a vécu trente ans près d’Oran, à Lourmel sans jamais revoir sa famille. Il lui arrivait de se mettre face à la mère, regarder l’horizon et dire à son jeune fils Albert: « tu vois mon fils, jamais je ne reverrai mon pays et ma famille ».  Albert n’avait que treize ans lorsqu’elle s’est éteinte dans d’atroces souffrances. Elle a eu 6 enfants, 5 garçons et 1 fille. Mon père était l’aîné.

Mes grands-parents maternels sont décédés bien trop tôt. Tout d’abord mon grand-père, à 51 ans, ma mère en avait 18. Il était parti en ville avec son cousin. Chacun montait son cheval. Le cheval du cousin était ingérable et s’emballait régulièrement. Au retour, mon grand-père est décédé. On ne sait pas s’il a fait une crise cardiaque et est tombé du cheval (version officielle) ou s’il est tombé du cheval de son cousin, des témoins l’ont vu dessus. Pour ma maman ce fut un choc. Sa soeuret ses 2 frères étant mariés, elle décida de vivre avec sa mère et ne jamais la laisser. Elle était prête à renoncer à un éventuel mariage.

Malheureusement, ma grand-mère qui a eu 4 enfants en 4 ans, 4 mois et 4 jours, est tombée malade et a eu une éventration. Hospitalisée, elle est décédée à 54 ans. Maman en avait 23. Elle aimait sa mère à la folie et elle pensait ne pas pouvoir vivre sans elle. Ce fut une épreuve très difficile.  

Mon père n’a donc pas connu ses beaux-parents. 

Chez mes parents il y avait dans un couloir le portrait de mes 2 grands-parents. Chaque fois que je passais devant, je les admirai et parfois je m’arrêtais pour les détailler et trouver d’éventuelles ressemblances.

Aujourd’hui c’est moi qui les garde précieusement.